22/11/2004
3 soeurs
Il était une fois 3 soeurs : 1 grande, 1 moyenne et 1 petite. La grande n'était pas si grande, la moyenne savait en tirer avantage et la petite ne voulait pas rester petite. Un trio, c'est beau mais dans une fraterie, ça sait être moche alors cahin-caha, l'équilibre penchait tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, avec, toujours au milieu, le même levier, un levier qui faisait la pluie et le beau temps, qui agissait comme un aimant qu'on ne pouvait repousser longtemps. Chacune en grandissant essayait d'y trouver son compte, chacune en grandissant plus ou moins secrètement espérait être la préférée des 2 autres. La grande partit en premier, elle partit tôt, trop tôt peut-être et trop loin en tous cas. Elle revint un temps mais l'équilibre fragile du trio des soeurs avait déjà changé et les fissures devenaient béantes sous le poids de la vie et de ses forces contraires, et des courants extérieurs qui avaient changé la donne pour toujours. La grande repartit loin, la moyenne prit son envol aussi avec beaucoup de bruit et de froissements d'aile. Quant à la petite, on lui avait endommagé ses ailes, elle ne trouvait pas la bonne direction et se heurtait contre des vents contraires de plus en plus forts. Les cercles de la vie et le cycle des saisons jeta de temps à autre les 3 soeurs dans les mêmes courants où elles se retrouvaient le temps d'une accalmie, souvent à 2, parfois à 3 mais les moments paisibles, comme du temps de leur enfance, semblaient repartir aussitôt arrivés, un destin inéluctible contre lequel elles ne semblaient pas trouver de défense. Il y eut des temps de compromis, des silences, des sacrifices, des trahisons, du pardon aussi, du bon et du mauvais, de l'amour et parfois de la haine malheureusement. Au bout de 15 ans de vie commune et 13 ans de vie séparée, les 3 sœurs ne savent toujours pas où elles en sont. La seule chose sûre, c’est que la grande et la petite ne gravitent plus autour du satellite du milieu, son énergie rayonnante et impérieuse a disparu. Il n’y a rien de plus triste que la mort d’une étoile. Aujourd’hui, je sens l’amour d’une sœur faiblir de jour en jour, son cœur si lourd qu’elle ne sait plus y trouver les sentiments doux et généreux qu’elle diffusait autrefois sans pareil, cette douceur qui faisait qu’on lui pardonnait tout parce qu’on connaissait son cœur et on ne pouvait douter de son amour..
10:38 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


Commentaires
Personne n'aurait su décrire et écrire aussi poêtiquement et justement cette triste histoire, mais gardons l'espoir qu'un jour les forces contraires, les courants extérieurs et cette haine soient réduites en poussières. Ce destin inéluctible dont tu parles, il faudra toujours espérer qu'un jour on le changera, car je crois que l'amour triomphe toujours. Comme ça, le jour où cette soeur perdue se réveillera de cette longue léthargie douloureuse, on saura être là pour l'aider à se reconstruire...
Ecrit par : baby sis | 24/11/2004
et bien!! C'est très jolie ce que tu as écris là! Et très bien expliqué!
A part ça j'espère que tu te plais bien dans ta nouvelle maison!!
O fait il y a nihilcec qui n'a plus ton lien car je crois qu'elle a formater son ordi (elle a laissé un message sur mon blog pour que tu puisse lui répondre, c'est au cas où tu ne l'as pas vu!)
Et vu que je ne peux pas mettre le lien pr ton blog vu que tu ne veux pas que sa se répande trop!
Donc voilà!!
Je te fais de gros bisous et à bientôt j'espère!!!
Ophélie.
Ecrit par : Ophélie | 25/11/2004
Merci les filles pour ce relais de folie, je peux maintenant lire Angelo les doigts de pied en éventail ! (benh oui, je les mets comme je veux dans mon lit ! na !)
Bon décartonnage !
bisousssssssss
Ecrit par : nihilcec | 28/11/2004
Les commentaires sont fermés.